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Questions/réponses

Généralités

Introduction à la sclérose en plaques d'origine veineuse

1. Qu'est-ce que la CCSVI ?
L'insuffisance cérébrospinale veineuse chronique est une condition dans laquelle le sang provenant du cerveau et de la moelle épinière, rencontre des difficultés pour aller jusqu'au cœur. Cela est dû à des sténoses (un rétrécissement) dans les veines qui drainent le cerveau et la moelle épinière. Le sang met plus de temps à revenir vers le cœur, et il peut montrer des reflux dans le cerveau et la moelle épinière, ou encore causer des œdèmes, des échappements de cellules sanguines et de fluides à l'intérieur du fragile tissu cérébral.
Le sang peut stagner trop longtemps dans le cerveau, se diffusant lentement. Le sang privé d'oxygène provenant de la tête, met plus de temps pour circuler. Ceci peut provoquer un manque d'oxygène (hypoxie) dans le cerveau. Le plasma et le fer contenu dans le sang se déposent dans le tissu cérébral, ce qui est également très néfaste.

2. Quel est le rapport avec la sep ?
Tous les patients sep testés jusqu'à présent présentent une CCSVI. En Italie, 65 patients sep présentent une CCSVI (le diagnostic a été établi par le Dr. Paolo Zamboni. Aux USA, ce sont 30 patients sep qui ont été diagnostiqués pour la CCSVI (Dr. Michael Dake). En Pologne, Dr. Marian Simka a diagnostiqué 6 patients sep, et 3 sep probable, présentant une CCSVI.
1700 patients et témoins sont " testés " pour la CCSVI à l'Institut Neurologique de SUNY, Buffalo.

3. Et alors? Peut-être que ce sont les plaques qui en sont la cause. C'est l'histoire de l'œuf et de la poule ? Les lésions peuvent-elles affecter les veines ?
Il n'en est rien. Nous avons déjà des modèles du phénomène de CCSVI, car cela arrive à d'autres endroits du corps, et nous le savons depuis des années.

a. L'insuffisance veineuse chronique dans les jambes. C'est un phénomène qui débute par le blocage d'une veine et par un reflux sanguin dans les veines des jambes. Le sang privé d'oxygène ne peut pas retourner vers le cœur, ce qui cause un œdème, un écoulement de sang et de fluides au sein du tissu des jambes. Ceci entraîne la formation de petits points rouges (du sang), le dépôt de fer dans les tissus, ou bien des ulcères veineux (de très grosses lésions sur les jambes). Il se forme alors des " veines dérivées ", qui cherchent en vain à rediriger le sang.

b. Myélopathie Congestive Veineuse. Il s'agit d'un processus par lequel les blocages veineux provoquent des fuites de cellules sanguines et de fluides, ce qui endommage les tissus environnant la colonne vertébrale. Il en résulte des lésions démyélinisantes sur la colonne vertébrale. La paralysie, les problèmes d'équilibre et de vessie en découlent.

4. C'est bien… mais je suis traité par immunodépresseur, cela règle-il le problème ?
En fait, pas du tout. La CCSVI a été détectée chez tous les patients sep, qu'ils prennent ou non des immunosuppresseurs. Une femme ayant subit une remise à zéro de son système immunitaire avec Revimmune, avait toujours une CCSVI avec deux jugulaires bloquées.
Les patients sep " testé " par Dr. Zamboni prenaient des médicaments immunodépresseurs, et qui avaient cependant la CCSVI.

5. Comment savoir si j'ai cette condition ?
Il existe quelques protocoles différents, qui dépendent du lieu où vous vivez et de ce qui disponible (matériel). En Italie, Dr. Zamboni a commencé par un Doppler à ultra-sons de la nuque et du cerveau, afin de voir si le sang refluait. Puis il a réalisé une veinographie. Un colorant est injecté dans les veines pour voir le flux sanguin et les éventuelles sténoses. L'institut Neurologique Jacobs suit ce protocole. A Stanford, Dr. Dake utilise une veinographie par résonance magnétique (MRV), suivie d'une veinographie endovasculaire pour diagnostiquer les sténoses.
Dr. E. Mark Haacke combine les technologies SWI-MRI et MRV, mais recommande également un test doppler pour confirmer le phénomène de reflux.
Dr. Simka (en Pologne), utilise la technologie doppler, suivie d'une vénographie. Comme vous pouvez le constater, le protocole de diagnostic dépend de votre localisation.

6. Mon neurologue a lu les résultats de recherche et dit que c'est impossible, que je ne peux avoir la CCSVI, que d'ailleurs rien n'est prouvé.
C'est l'avis de votre neurologue. Ce sont simplement les faits.
Demandez-vous...l'opinion de votre neurologue est-elle basée sur des faits ? Demandez lui ce qui cause selon lui le processus de démyélinisation. Demandez lui des faits, et non pas des spéculations.

7. Mon neurologue dit que la sep est une maladie auto-immune, et qu'il peut le prouver ! Il y a des bandes oligoclonales dans mon liquide céphalo-rachidien, ce qui montre que mon système immunitaire s'attaque à ma myéline.
Rappelez à votre neurologue que les bandes oligoclonales apparaissent également dans le liquide céphalo-rachidien de patients atteints de maladies neuro-vasculaires, comme les congestions cérébrales et la démence. Il est bien connu que le système immunitaire est activé pour nettoyer les débris après la mort d'un neurone. Ce qui ne veut pas dire que la congestion cérébrale est une maladie auto-immune !
La CCSVI provoque des dégâts au cerveau et la mort des axones...évidemment le système immunitaire sera impliqué. Mais le système immunitaire ne provoque pas la CCSVI. La CCSVI apparaît avant.

8. Mais si j'ai une CCSVI, que puis-je faire ?
La bonne nouvelle, c'est que le Dr. Zamboni a testé une procédure particulière, (appelée procédure de libération) sur des patients italiens pendant deux ans. Il pénètre le long de la veine fémorale par voie endo-vasculaire, (suite à une petite incision dans l'aine), et remonte jusqu'à la veine bloquée, puis l'ouvre à l'aide d'un ballonnet. Il l'a fait pour des centaines de patients, et nombreux sont ceux qui ont connus une nette amélioration de leurs symptômes. Il a également réalisé cette procédure pour 18 patients hospitalisés pour des poussées. Les symptômes des poussées ont disparu ou se sont inversés en quelques heures ou quelques jours, à la suite de l'opération avec un ballonnet...sans cortisone ! Le Dr. Michael Dake, de l'université de Stanford, a eu recours à des stents (petits tubes de métal); afin que les veines demeurent ouvertes, au cas où la procédure avec le ballonnet ne permet pas à la veine de rester ouverte.
Il a également recours à des techniques endo-vasculaires. Les patients ont connus une réduction de leur fatigue, de l'intolérance à la chaleur, des spasmes. Certains ont connu une amélioration de leur vue et leur mobilité.
Le Dr. Dake a réalisé ces procédures à l'université de Stanford depuis le mois de mai.


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